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Accueil 2010 CARENCE EN VITAMINE A ET EN IODE
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Cours international de management de la carence en vitamine A et en iode
Rapport J1

Le cours international de management de la carence en vitamine A et en iode, organisé par l’Institut de Formation et de Recherche en Population, Développement et Santé de la Reproduction a débuté le 13 septembre 2010 à 10h dans les locaux du dit institut.  Après quelques mots de bienvenue, le directeur de l’institut a fait une présentation brève de l’institution qui est le fruit du partenariat entre l’UCAD, le FNUAP et l’UEPA.

Il a ensuite posé le contexte qui a justifié la tenue de ce cours à savoir :
•    L’acuité des problèmes de carence nutritionnelle dans la sous région africaine marquée par la récurrence des crises alimentaires
•    La nécessité d’une attention plus marquée aux carences en micronutriments
•    Et le focus sur des ressources humaines plus qualifiées
Il a décliné à la suite l’objectif général de cette formation qui est d’améliorer la mise en œuvre des programmes et interventions en matière de lutte contre la CVA et en iode dans la sous région africaine. L’approche pédagogique, les différents thèmes abordés et l’agenda ont ensuite été définis. Après cette note introductive, les différents apprenants se sont présentés et ont décliné leurs attentes à ce cours.
Le premier module du cours a démarré à 11h 45 après une pause café de 30mn. Le facilitateur a débuté par les notions de base sur l’iode qui est un micronutriment et définit comme un oligoélément. Il a évoqué son importance en nutrition et son caractère essentiel pour l’organisme. L’iode a une affinité particulière avec la thyroïde qui est une glande endocrine. Elle produit deux types d’hormones : celles contenant de l’iode comme la triiodothyronine ou T3 et la thyroxine ou tétraiodothyronine ou T4, elle produit également une autre hormone qui est la calcitonine. L’iode est apporté à l’organisme par l’alimentation et on le retrouve dans les aliments d’origine marine et le sel iodé. Il intervient dans la synthèse des hormones thyroïdiennes : T3 qui est la forme active et T4 la forme majeure. Il est transporté jusqu’au récepteur nucléaire où se fait la transcription du gène responsable de la synthèse de la protéine spécifique. Sa carence entraîne le goitre, la diminution de la production d’énergie, le crétinisme et des perturbations de la croissance. Cette première partie du module a pris fin à 13h 30.
Le cours a repris à 15h après la pause déjeuner avec comme deuxième thème de la journée les notions de base sur la vitamine A. Le facilitateur a d’abord donné la définition de la Vit A comme étant un micronutriment essentiel dont l’organisme a besoin en quantité infime pour le fonctionnement normal de la vision, de la croissance de la fonction immune et de la reproduction. La vit A ou rétinol est une vitamine liposoluble. Elle est apportée à l’organisme sous forme d’ester retinal qui est la pré vitamine A (origine animale) et de carotènes (origine végétale). La vit A est retrouvée dans les aliments tels que : le lait, le jaune d’œuf, les légumes à feuilles vert-foncé, les fruits à chair jaune, l’huile de palme, le foie, abats, beurre. Le lait maternel est également riche en vit A (particulièrement le colostrum). Les précurseurs de la vit A doivent être sous la forme trans pour pouvoir être transportés. La vit A arrive au récepteur nucléaire où la transcription  de la protéine spécifique se fera. Elle a un rôle important dans la vision, dans la fécondité, la croissance osseuse et dans l’immunité. Sa carence entraînera des signes spécifiques. Les troubles dus à la carence en vit A seront traités dans le prochain module par un autre facilitateur.
Le cours a pris fin à 17h par une évaluation de 10mn sur l’ensemble du cours.

Dr Alioune Badara Tall


COURS INTERNATIONAL DE MANAGEMENT DE  LA CARENCE EN VITAMINE A ET EN IODE

 

Compte rendu de la deuxième journée de l’atelier
La journée a démarré à 9heures 20mns par l’élaboration de la biographie des participants, suivit de la lecture du compte rendu de la veille qui a été adopté par l’assistance sans amendement.
L’occasion a été donné aux participants qui ont rejoint le groupe de se présenter.
La journée a été consacrée aux modules 2 et 4 après un réaménagement de l’agenda. Le module 2 a porté sur évaluation et classification des carences en vitamine A et Iode dont les objectifs sont les suivants.
-    Analyser les facteurs épidémiologiques de la carence en vitamine A
?    Décrire les indicateurs d’évaluation de la carence en vitamine A et leur utilisation dans la surveillance et l’évaluation des programmes d’intervention
?    Établir la classification clinique (ophtalmologique) de la carence en vitamine A en précisant les seuils indiquant l’existence d’un problème de santé publique
?    Évaluer le degré de sévérité de la carence en vitamine A dans une population déterminée sur la base de l’indicateur clinique ophtalmologique et de l’indicateur biologique qu’est le  rétinol sérique
?    Analyser les facteurs épidémiologiques de la carence en iode
?    Décrire les indicateurs d’évaluation de la carence en iode et leur utilisation dans la surveillance et l’évaluation des programmes d’intervention
?    Établir la classification clinique de la carence en iode grâce à l’examen de la glande thyroïde, en précisant les seuils indiquant l’existence d’un problème de santé publique
?    Évaluer le degré de sévérité de la carence en iode dans une population déterminée sur la base de l’indicateur clinique (goitre) et de l’indicateur biologique qu’est le dosage de l’iode urinaire (Iodurie)
 Le facilitateur a fait un bref rappel sur les concepts, la nomenclature, les sources, les besoins, le métabolisme et les fonctions de la vitamine A et de l’iode. Un certain nombre de concepts ont été défini aussi bien pour la vitamine A que  l’iode :

Carence en vitamine A
La carence : est une insuffisance d’apport par rapport aux besoins entrainant des réactions de l’organisme qui évoluent selon les étapes suivantes :
1° la  carence marginale  est une utilisation des réserves de l’organisme,
2° la  carence modérée  est un épuisement des réserves et perturbation du métabolisme,
3° la carence avérée  est nue perturbation biochimique avec apparition de signe clinique,
4° la carence dépassée est une destruction des cellules avec des lésions anatomo- pathologiques

Epidémiologie : c’est une science qui étudie la distribution des maladies, mesure l’ampleur, la gravité et la fréquence, cherche les déterminants et les facteurs qui entrent en jeu dans la maladie.
Evaluation  : c’est mesurer l’impact, apprécier le  résultat.
Pour les objectifs de l’évaluation il faut analyser les facteurs épidémiologiques, décrire les indicateurs, établir la classification et évaluer le degré de l’ampleur et la gravité.
Concernant les indicateurs  il faut d’abord identifier les sources d’informations qui peuvent être diverse et variées comme : l’EDS, les données d’enquêtes, les données hospitalières, les rapports d’activités des structures de santé.
C’est à partir des sources qu’on peut déterminer l’ampleur du problème.
Au Sénégal le problème majeur est l’absence de données,  ce qui fait qu’au plan national les décisions sont prises à partir des données parcellaire.
Les principaux facteurs de risque liés à la carence en vitamine A sont essentiellement: la disponibilité alimentaire, la pauvreté, les maladies infectieuses, l’ignorance, l’insuffisance d’apport alimentaire, la multiparité,  grossesses rapprochées et malnutrition.
Les indicateurs sont  un moyen de suivre et d’évaluer l’ampleur
Les  d’indicateurs ont été classé en deux groupes :
Indicateurs indirects : comme les mesures anthropométriques, la couverture vaccinale, la prévalence des maladies etc.
Le Sénégal a utilisé l’indicateur de  mortalité infanto juvénile pour mettre en place la stratégie de campagne biannuelle de supplémentation en vit A.
Les indicateurs directs sont : l’indicateur fonctionnel (l’héméralopie ou mbémpéne en ouolof ou mbéméque en sérère, xérophtalmie, tache de Bitot), l’indicateurs biochimique, l’indicateurs histologique.
Une pause café fut observée à 11h30

La carence en iode
A la reprise le chapitre sur l’évaluation et la classification de la carence en iode a été introduit.
 Le facilitateur a traité l’épidémiologie qui est presque identique à celle de la carence en vitamine A, les manifestations cliniques en fonction des tranches d’âge, l’évaluation et la classification à travers les indicateurs directs (la bio chimique) et les indicateurs indirects (géographique et socio économique).
 Pour la détection actuellement du goitre c’est la classification simplifiée de l’OMS qui est utilisée d’où on retrouve le stade zéro (pas de goitre) stade 1 (goitre palpable) et stade 3 (goitre visible)
Ce pendant il a  été noté que la carence en iode est avant tout un problème de développement, il est non seulement un problème clinique mais aussi biochimique.
La pause déjeuner a été observée à la fin de ce module vers 14h15.
A  la reprise vers 15h un autre facilitateur a présenté le module 4 qui traite de la mise en œuvre des programmes.  Ce module a comme objectif :
-    Comprendre les principes de base d’une mise en œuvre efficace des programmes de lutte contre les carences en vitamine A et de la carence en iode
-    Identifier les interventions clé pour la prévention et le contrôle de la carence en vitamine A  et de la carence en iode
-    Appuyer l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme de lutte contre la carence en vitamine A ou en iode
Les points abordés dans ce module sont le rappel du problème, les principes de bases et le cycle de planification des interventions.   
Le problème se résume à la contribution de la déficience en vitamine A sur la mortalité des enfants en Afrique au sud du Sahara particulièrement de la mortalité des enfants de moins de 5ans au Sénégal et le  chalenge entre les carence en micronutriment et le développement.
Les principes de base dans la mise en œuvre des programmes reposent essentiellement sur le problème inapparent pour la plupart des décideurs politique, la responsabilité, les interventions pour faire face aux carences en vitamines et minéraux et les facteurs déterminants dans le choix des interventions.
Le cycle de planification des interventions nécessite la participation effective de tous les acteurs tout longs du processus allant de : l’Identification des besoins, la Conception du programme, la mobilisation des ressources, la Mise en œuvre, jusqu’a l’évaluation
La conclusion de ce module est : instance d’intervention efficace pour la lutte contre les micronutriments, les possibilités de fortification et bio fortification des aliments, la planification basée sur une bonne connaissance de la situation et un plaidoyer pour la prise en compte de ces programmes par les décideurs.
La journée à pris fin au environ de 17heures


                             Dakar le, 14 septembre 2010


Rapporteurs
Mme Touty Sarry Diop GAYE SRANSE Thiès
Mme Seynabou Fall NIANG SRANSE Saint-Louis

 

Aux étudiants_Master-MITRA

Une page Facebook a été créée pour tenir  les étudiants informés des actualités du Master dont voici le lien ci-dessous : https://www.facebook.com/Master-MITRA-615756631924956/

Appel à Projet Recherche

L'association Mitrajectoires, crée par les étudiants de Mitra, lance un appel à projet de recherche 'My Grandparent's stories'. Le but de ce projet est de partager les histoires de nos grand-parents, mettre ces histoires ensemble et les publier en comparant ces expériences.  Pour plus d’information, cliquez ici.

AVIS A CANDIDATURE

Le Recteur, Président de l’Assemblée de l'Université, lance un appel à candidature pour la nomination du Directeur des Etudes et Directeur de I'IPDSR de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Pour en savoir plus, veuillez télécharger Appel 1 & Appel 2

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Programme de formation

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de renforcement des capacités des différents acteurs du développement aux niveaux national et international, l’Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP) lance son programme de formations de courte durée, session 2017, contenant plusieurs offres de formations. Pour plus d’information, consulter le site web : www.issp.bf. Télécharger le dépliant ici 

Workshop international

Le Laboratoire d’Anthropologie des mondes Contemporaines (LAMC), Université Libre de Bruxelles (ULBorganise un atelier de deux (02) jours du 13 au 14 mars 2017 afin de présenter et discuter des recherches actuelles sur les nouvelles dynamiques sociales au Sénégal. Pour en savoir plus, cliquer ici.